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Évolution et perspectives de la fonction achats à l’aube du métavers

Dernière mise à jour : 7 mai

La digitalisation croissante de la société et de l’économie impacte aujourd’hui considérablement le monde de l’entreprise et ses activités, en particulier la fonction achats. Mais face aux grandes évolutions technologiques récentes, quelles perspectives et orientations se dessinent, dès aujourd’hui et pour demain, pour la fonction achats ?


Les nouvelles technologies au cœur de la transformation

Le e-procurement, notamment via les plateformes dématérialisées, a consacré la digitalisation des procédures d’achats et améliore aujourd’hui considérablement la transparence des conditions d’achats, l’historique des échanges, le suivi des commandes ou encore la sécurisation des paiements.


Les nouvelles technologies, cyber-systèmes et logiciels avancés (Big Data, intelligence artificielle, blockchain) sont quant à eux au centre de cette profonde transformation qui concerne l’ensemble des métiers, dont celui d’acheteur.


À travers, par exemple, l’analyse quantitative des données, l’intelligence artificielle facilite et oriente la prise de décision pour les entités ayant investi et disposant de logiciels basés sur cette technologie.

La communauté d’acheteurs est ainsi de plus en plus intéressée par cette technologie toutefois coûteuse et nécessitant des investissements sur le long terme.


De son côté, la blockchain pourra contribuer à certifier les contrats fournisseurs, sécuriser les approvisionnements ou encore assurer la transparence des appels d’offres. Par exemple, les smart contracts sont des contrats autonomes basés sur cette technologie qui s’exécutent lorsque certaines conditions sont remplies. Toutefois, ce sont avant tout des programmes informatiques qui n'ont pour l'instant aucune valeur juridique car aucun recours n’existe.


Un repositionnement stratégique de la fonction Achats grâce aux nouvelles technologies

Avec le développement des technologies et logiciels avancés, les tâches quotidiennes de la fonction achats seront de plus en plus automatisées comme, par exemple, l’identification des risques fournisseurs. Les solutions e-achats et l’automatisation robotisée des processus vont considérablement améliorer le processus d’achat existant, libérant les acheteurs des tâches administratives.


Les acheteurs pourront de plus en plus s’appuyer sur le Big Data et l’intelligence artificielle pour construire et orienter la stratégie achats. Devenant une activité à forte valeur ajoutée grâce au développement de l’innovation technologique, la fonction achats confirmera un positionnement stratégique et un rôle de conseil auprès des autres entités d’une organisation. Les équipes achats

deviendront de véritables conseillers stratégiques et « business partner », loin de l’image négative de « cost killer » qui leur a longtemps été reprochée. Au-delà des préoccupations purement économiques, les acheteurs se concentreront sur l’innovation fournisseurs et les achats responsables dans une logique de création de valeur.


Aujourd’hui, l’automatisation des processus robotisés (Robotic Process Automation - RPA) est la technologie digitale qui est la mieux déployée au sein des entreprises car elle permet d’améliorer significativement la performance opérationnelle et l’engagement des collaborateurs. Cette automatisation fait partie des principales technologies (aux côtés du traitement automatique du langage, de l’analyse prédictive et de la blockchain) qui vont jouer un rôle majeur dans la transformation digitale de la fonction achats. Dans son rapport sur l’automatisation des processus robotiques au sein de la fonction achats, Gartner pointe le fait que les services achats n’en sont encore qu’aux prémices¹. Seules 3 % des équipes achats utilisent aujourd’hui cette technologie contre 73 % qui ne prévoient pas encore de l’adopter.


La perspective du métavers pour la fonction achats

Après l’accès à l’information et le passage aux réseaux sociaux incarnés par les Web 1.0 et 2.0, le métavers marque le passage au Web 3.0 en apportant cette fois-ci une dimension immersive. Le métavers désigne un monde parallèle en 3D, interactif, et immersif, dans lequel les utilisateurs peuvent vivre des expériences à travers un avatar (personnage virtuel). Les métavers se sont récemment multipliés avec l’apparition des nouvelles technologies de réalité augmentée (RA) et réalité virtuelle (RV), mais aussi grâce au développement de la blockchain, des crypto-monnaies et des jetons non fongibles (NFT).


Côté fonctions achats, le métavers transformera les processus de sourcing – les acheteurs pourront interagir et communiquer dans un environnement s’affranchissant de nombreuses contraintes techniques et géographiques – et d'approvisionnement numériques. Au-delà, les acheteurs pourront accéder directement à des expériences immersives, numériques et interactives avec les produits et prestations recherchés. Les évaluations, audits et contrôle de qualité des fournisseurs et des sites de production pourront être effectués virtuellement sans avoir à se déplacer. Enfin, les nouvelles modalités de mise en relation des acheteurs et des fournisseurs créeront une chaîne d’approvisionnement et une procédure d’achat totalement virtuelle et immersive.


Concernant le régime de propriété et d’acquisition dans les métavers, un achat désigne une transaction enregistrée dans la blockchain en tant que registre numérique qui ne pourra par la suite plus être ni supprimé ni modifié. Toutefois, il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes de métavers différentes qui disposent chacune de leurs propres conditions d'utilisation à accepter obligatoirement avant d'y adhérer.


La mise en place des métavers d'entreprise se heurte encore aujourd’hui à de nombreux obstacles. Il est dénoncé un manque de sécurité et de réglementation, ainsi qu’un coût important lié à l’acquisition du matériel de RA/RV. Basés sur des technologies et infrastructures coûteuses en énergie comme par exemple les datacenters, la dimension écologique et durable du métavers fait également l’objet de nombreuses critiques.


Quelle solution choisir pour son entreprise ?

Pour accélérer la saisie des données dans les systèmes clients, KLB a été chargé par une grande société de distribution électronique d’automatiser ses processus de saisie des données en développant des solutions RPA (automatisation des processus robotisés) : les informations provenant du logiciel interne ont été analysées afin d’être réintroduites dans les systèmes de back-office et BI des utilisateurs. KLB a ainsi permis d’optimiser les coûts d’exploitation de l’entreprise en augmentant la fiabilité des informations, la rapidité des saisies et la performance des systèmes.


C’est dans ce contexte et face à ces enjeux toujours plus présents, tant dans le secteur public que privé, que les équipes de KLB évoluent et vous accompagnent dans la définition de votre stratégie achats digitale, mais aussi dans le choix et l’acquisition de la solution la plus adaptée pour répondre à vos besoins numériques.



– Alexandre WEITEMEIER, Contract Manager chez KLB.



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